Partager l'article ! On en rêvait, le Barça l'a fait!: C'était le sénario idéal, une vraie finale de League des Champions. Avec de vraies équipes qui ont chacune r ...
Sur le match, rien à dire. Un engagement réel des deux côtés, (ça change de la Ligue 1) même si on pouvait espérer d'avantage de buts et un Roni plus en forme. Mais de toute façon, ce n'est pas du match que je veux vous parler mais de l'ambiance qui règne dans de tels moments.
Y'a de l'électricité dans l'air!
A peine les joueurs rentrent-ils sur le terrain que déjà la tension se fait sentir, la musique que vous connaissez si vous suivez cette compétition, ne vous prend-elle pas au ventre, vous? Des tribunes de 40 000 personnes repeintes en jaune d'un côté, en bleu et rouge de l'autre, par la passion de milliers de supporters, tifos en main, capables de tout abandoner pour cette soirée, c'est une image simplement magnifique. Et il faut avoir déjà vécu une fois un évènement de ce genre pour ressentir à travers sa télé, l'électricité qui peut exister à un tel moment. L'entrée des joueurs sur le terrain ressemble à une explosion magnifique, de bruits et de couleurs qui ne peut que transcander les acteurs présents dans l'arène.
Buts tant attendus
Avez-vous déjà surpris, en arrière-plan d'un but, le visage des spectateurs du premier rang se transformer lorsque le but est au fond des filets ? En gros plan, un joueur, un Sol Campbell ou un Eto'o. Et derrière... derrière leur joie à eux, celle de leurs fans qui envahit la tribune Nord ou Sud, selon le buteur. Une sorte de crispation que se transforme en cri de guerre, cri de joie et enfin immense sourire en même temps que le corps se détend comme un ressort comprimé qui se libère enfin et se même à danser sur place.
Puyol, à bout de bras
La remise de la coupe, celle qu'on appele la "coupe aux grandes oreilles" est, là encore, un moment d'émotion intense. Les perdants passent devant et ne lui adressent pas un regard. Les gagnants l'embrassent sans la toucher des mains, privilège résevé au capitaine. Et il prend son temps, Carles Puyol. Il sait que c'est un petit bout d'éternité qu'il s'apprête à vivre maintenant. Il lui sourit et la prend dans ses bras, dans ses mains et enfin, enfin! la porte à bout de bras, au dessus de sa tête en hurlant de bonheur, au moment où retentit cette musique qui encore une fois prend au ventre (vous savez bien, la même qu'au début), et qu'explose un feu d'artifice de 1001 paillettes rouges et bleues.
Les supporters l'ont bien mérité, enfin la voilà cette coupe, brandie à tour de rôle par ce magnifique Barça. Des joueurs espagnols, portugais, français, brésiliens ou en encore norvégiens qui entonnent maintenant l'hymne catalan avec son public, d'une seule voix qui doit bien porter jusqu'à Barcelone.
La nuit ne fait que commencer..
Et puis c'est au tour des Champs-Elysées se teindre en bleu et rouge. Le match terminé et la coupe embarquée, les klaxons n'en finissent plus de donner de la voix. Et niveau voix justement, ce soir, c'est l'espagnol qui est langue officielle. Beaux joueurs, les supporters des Gunners qui tenaient la coupe jusqu'à la 81ème minute malgré un effectif réduit à 10 dès la 19ème minute, ces Gunners là, félicitent leurs adversaires et profitent, eux-aussi de l'agitation des Champs ce soir.
Un grand match s'achève et une longue nuit de fiesta commence pour ces Espagnols et Anglais, parisiens d'un soir. Alors oui, le football a évolué, oui, le football se perd avec l'argent mais hier soir, aucun autre évènement n'aurait pu faire vibrer autant de monde en même temps. Soyez-en certains, la simplicité et la fragilité du football nous promette, fort heureusement, encore de belles finales devant nous.
Le Mondial, c'est pour bienôt!
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